Etienne PIETTE     

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Lougre de guerre  Le Coureur  1776

 

                  

 Le pont du lougre.

                            

 

   
 


Vue d'ensemble du pont en partie arrière.

 

 

 


Au centre contre le tableau, on aperçoit  la carlingue qui doit recevoir le pied du tape-cul, à quelques Pi plus haut, son étambrai formé par un fort bordage chevillé sur les montants de poupe et munis d'un collier.
En avant on aperçoit l'ouverture circulaire pour le passage de la mèche du gouvernail. Sur la photo du bas, la barre est mis en place et la mèche est renforcé par deux cercles de fer.
L'étambrais du
bout de hors du tape-cul est composé de deux montants proportionnés ainsi qu'une traverse encastré à bonne hauteur dans les montants servant de coussin pour recevoir fermement la partie avant  du bout dehors de tape-cul.
 

   

 

 


Les deux photos suivantes montrent la mise en place du tape-cul  dans sa carlingue et du bout de hors du tape-cul reposant lui fermement sur l'étembrais du même nom.
 

   

 

   
 


Vue d'ensemble de la partie avant  du pont.

 

 


La partie avant du pont est équipé de ses bossoirs, ceux-ci sont composés d'une branche horizontale reposant sur le platbord, soutenu et fortifié par la branche verticale qui est solidement chevillé avec la muraille. Sur les bâtiments légers le cabestan est substitué par un guindeau. Suivant Blaise Ollivier le diamètre au milieu est de 10 à 12 Li par Pi de la largeur du bâtiment et ce diamètre est réduit aux 4/5 aux deux bouts. En prenant la valeur du maître bau du Coureur, ces données théoriques donnent alors un diamètre allant de 17 Po 1 Li à 20 Po 6 Li pour le grand diamètre réduit aux bouts d'un cinquième. Les deux bouts du guindeau joignent la muraille et reposent des supports nommées coites, ces coites se composent de deux pièces travaillées pour permettre une dépose aisée du guindeau en enlevant l'élément supérieur. Les trois mortaises pratiqués de chaque côté reçoivent les barres servant à faire levier pour la manœuvre de force. Au milieu de sa longueur sont creusées des loges sur chaque pan du guindeau, ceux-ci reçoivent les bouts des élinguets pour l'empêcher de virer ou pour  l'immobiliser. L'autre bout de l'élinguet prend appui sur l'étambrais du mât de misaine  par l'intermédiaire d'une charnière.
 

   

 

 


Mise en place du mât de misaine ainsi que le mât de beaupré dont le bout est travaillé  en octogone, ceci permet un bon repos comme le montre la photo du dessous. L'immobilisation du mât de beaupré se fait avec une clef tel qu'on peut le voir sur les mâts de hune ou de perroquets, dans notre cas elle se trouve à hauteur de la carlingue et empêche ainsi le  beaupré de reculer, Dans le cas qu'on veut rentrer le beaupré une seconde mortaise est pratiquée, on peut l'apercevoir sur la photo en avant de l'étrave. En arrière de l'écoutille, une cheminée en tôle correspondant à la cuisine situé en entrepont.
 

   

 

 

               

 

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