|
Alain Wernimont |
1/36 |
|
Vaisseau de 900 tonneaux de la Compagnie de Indes. |
|
Introduction.
Construit à Lorient en
1765 d’après le plan dressé par Antoine Groignard, ce vaisseau
était destiné d’abord au commerce avec la Chine mais pouvant être transformé
rapidement en vaisseau de guerre en cas de nécessité pour épauler les
vaisseaux royaux.
A cette fin, dès 1755, des constructeurs royaux tels qu' Antoine Groignard
furent affectés aux constructions à Lorient, jusqu’en 1770, année de
dissolution de la Compagnie des Indes après 50 années de monopole. |
|
|
Plan schématique, donnant une vue
générale de l’aspect extérieur combiné avec les emménagements intérieurs. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
_______________________________________________________________
|
|
Anatomie d’un vaisseau de la Compagnie des Indes. Cette reconstitution est basée sur le principe du Modèle d’Arsenal. (*1) La décision de réaliser finalement le vaisseau de commerce plutôt que le corsaire à partir de la monographie du Bonhomme Richard, n’a été prise qu’après avoir terminé la coque en bois tors. A ce stade de la construction les deux options étaient encore possibles, le percement des sabords de 12 et de 8 respectivement pour le premier et second pont et le déplacement des ouvertures pour les fenêtres des chambres d'officiers logés sous la dunette et du placement de la bauquière qui plonge en avant pour le percement des écubiers ont été les premiers changements effectués en faveur du vaisseau de commerce. L’idée de base était de pouvoir présenter au sein de l’association des Amis du modèle d’Arsenal, côte à côte, le Duc de Duras, vaisseau de commerce de 900 tonneaux correspondant à peu près à la grandeur et à la force d'un vaisseau de guerre de 50 canons, et le vaisseau corsaire rebaptisé pour la cause des insurgent en Bonhomme Richard, nom faisant référence à Benjamin Franklin alors en poste d'ambassadeur auprès de la France. La facture des modèles d’Arthur Molle tel que le Boullongne ou encore la Belle Poule, le bois de poirier laissé naturel, combiné au métal noirci à l’acide, a été adoptée intégralement pour le Duc de Duras, celle-ci découlant directement des modèles de référence tel que le vaisseau de Pic ou encore le vaisseau à carrosse construit jadis dans les arsenaux de la marine. Le modèle est réalisé à l’échelle du 1/36ème montrant côté bâbord la charpente du vaisseau avec certaines ouvertures réalisées dans la membrure pour montrer la structure et les emménagements intérieurs d'un vaisseau de commerce. Jean Boudriot a écrit dans la monographie du Bonhomme Richard, qu’il a d’abord fallu reconstituer le bâtiment dans sa version originale, suivant les habitudes de la Cie des Indes. Le travail de préparation effectué par l’auteur m’a servi de base pour la construction du Duc de Duras, vaisseau au commerce de 900 tx. L’étude sur La Compagnie des Indes ainsi que la monographie du Boullongne du même auteur, détaillant tous les plans intérieurs des emménagements d'un vaisseau de commerce de 600 tx. ont été de première utilité pour ce projet. (*2) Vient ensuite la monographie du Bonhomme Richard, vaisseau corsaire et ancien navire de commerce. Elle nous donne le détail de la charpente, accastillage et décor. Cette démarche est à la base de la construction du Duc de Duras, vaisseau de commerce de 900 tx. de la Compagnie des Indes. Comme déjà exprimé sur la page apprentissage de notre site, Le Vaisseau de 74 canons est la clef de ce modélisme, les plans et dessins en perspective des aménagements, accastillages et ustensiles nous donne un aperçu global de la construction de cette époque. En complément, la lecture de textes anciens et de traités de construction, ont permis de relever certains détails manquant dans cette documentation de base. En parallèle, une visite répétée du Musée de la Marine et l’observation ciblée des différents modèles d’époque, ont été une source de références supplémentaires et ont fourni un complément d’information pour certains détails d’exécution que vous pourrez apercevoir sur ce modèle. Pour en revenir à la présentation, c’est surtout un reportage photo agrémenté de quelques plans et dessins particuliers réalisés en complément à la monographie du Bonhomme Richard qui ont été effectués tout au long de la fabrication du modèle. Divisé en plusieurs chapitres, le premier donne une vue globale du modèle. On continue chapitre par chapitre, la présentation des différents niveaux du vaisseau en commençant par la cale, endroit sombre malodorant et lugubre pour monter progressivement les étages et terminer sous la dunette montrant cet espace, réservé à l’état-major, relativement luxueux et aéré. Le dernier chapitre traite du décor, quelques photos d’ensemble, suivi du détail des différentes sculptures. Et pour clore cette présentation, en annexe quelques vues de la charpente du vaisseau. J’espère que cette visite guidée, montrant tous les détails intérieurs et extérieurs d’un vaisseau au commerce de la Compagnie des Indes, vous procurera autant de plaisir que j’ai éprouvé en les réalisant pièce par pièce, détail par détail. Cette construction s’est étalée sur plusieurs années, aucun souci de délai et de rendement, n’ont affecté la qualité du travail. Si vous constatez néanmoins des manquements, ceux-ci sont uniquement dus aux limites techniques et artistiques du modéliste. Certaines prises de vues vous donneront l’impression d’être à l’intérieur même du navire, mettez un habit de matelot ou un costume d’officier et vous y serez vraiment. Je vous laisse partir à la découverte du Duc de Duras et vous souhaite une bonne visite. Alain Wernimont
(*1) Voir
notre page
Historique |
|
_______________________________________________________________
|
|
_________________________
_________________________
_________________________
|
_________________________
_________________________
_________________________
|
|
|