Roberto Antollovich    

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L’Aurore   Corvette 1766 - 1775 

 

                   Aménagements du pont et des gaillards.

                        

                            

 

Vue plongeante sur le gaillard avant et de la plate-forme de poulaine.

Les montants des bittons des écoutes du petit hunier sont chevillés sur le barrot en avant de l’étambrai du mat de misaine.
A tribord le panneau de l’écoutille de la cuisine de l’équipage avec à tribord le capotin de la cheminée de cette cuisine.
Côté bâbord le même capotin indique le fourneau de la cuisine de l’état-major.
En arrière du mât de misaine le guindeau pour le levage des ancres et autres charges lourdes, munis de ces barres.

 

 

Le fronteau du gaillard d’avant.

La construction s’appuie sur quatre montants, solidarisés ensemble deux à deux par des traverses qui font office de potences pour le soutient de la mâture de rechange.

A bâbord l’échelle reliant le gaillard avant, en arrière-plan un petit châssis vitré éclairant un cabinet de toilette. à côté, une double porte d’accès donnant sur la cuisine de l’état major.

Au centre le chapiteau de la cloche avec son mouton tourné,  en dessous, un rouleau servant à faciliter le passage des câbles vers l'écoutille donnant sur la fosse aux liens.
Côte tribord on trouve quatre châssis à carreaux éclairant la cuisine du capitaine. 

 

 

La partie du pont se trouvant entre les deux fronteaux de gaillard, est percée de deux écoutilles. La plus proche du gaillard avant est destinée au passage des câbles d’ancre.
Au centre on retrouve la grande écoutille.
Les deux panneaux sont percés de plusieurs ouvertures servant à l'éclairage du faux pont, ceux -ci étaient certainement équipés de cadres vitrés.

Au  fond de l'image, l'intérieur de la muraille bâbord, entre les sabords, des taquets à cornes pour l’amarrage des manœuvres. Les sabords  destinés à recevoir l’artillerie sont munis de leurs faux mantelets.

Au centre du pont la présence de quatre taquets d’arrêt nous signale l'emplacement des chantiers de soutien du canot. 

 

 

Le  fronteau du gaillard arrière surprend par son originalité – il présente entre autre la particularité d’être complètement fermé- et la beauté de ses formes.

Au premier plan face à la grande écoutille le bitton d’écoute de grand hunier combiné aux potences servant à supporter la mature de rechange.
Situées de part et d’autre du grand mat les deux pompes à potences décorées de motifs géométriques.

En arrière, la double porte d’accès aux logements de l'Etat-major, on aperçoit un châssis à carreaux ouvert dans la cloison courbe qui correspond à la première chambre bâbord. Le fronteau est surmonté d’une frise ajourée, au pied de celui-ci sont aménagés des caissons amovibles servant de bancs.

 

 

Le dôme d’entrée donnant accès aux chambres est entouré par une main courante en arc de cercle soutenue par une balustrade  garnie en partie basse d’une frise décorative.
Un détail, deux taquets à cornes sont chevillés sur les batayoles du garde-corps du gaillard. Un conduit en fer  sert de  cheminée pour le chauffage de la chambre du Marquis.

 

 

Vue générale du gaillard arrière, il s’étend du fronteau du gaillard  au couronnement.
A part la timonerie au centre, ce vaste  espace  est réservé au Marquis et à ses invités, celui-ci était recouvert par des tentes lors des différentes  escales.

 

 

En arrière du mat d’artimon on retrouve l’habitacle servant à abriter les deux compas de navigation  avec son compartiment central servant à la bougie d'éclairage. Le bout de la barre du gouvernail porte  une poignée servant à faciliter la manœuvre, un système de  palan est monté pour fixer la barre en cas de mauvais temps.

 

Les cages à poules qui garnissent l’arrière du  gaillard sont fabriquées sur mesure et intégrées contre la muraille, elles devaient servir accessoirement  de bancs pour les passagers, celle qui est au fond est adossée au caisson des fenêtres et  volets du tableau.

En arrière de ce caisson, les montants de poupe sont croisés par deux pièces courbes renforçant la structure du tableau.

La tête du gouvernail reçoit dans sa mortaise la barre qui est sécurisée par deux longs crochets.  Le pied du timon est pourvu d'un épaulement dans lequel est creusée la mortaise recevant le bâton de pavillon.

Le caisson adossé à la muraille comporte quatre panneaux par lesquels on peut extraire les volets coulissants servant à occulter les fenêtres de la grande chambre. Les deux autres compartiments du caisson servent  de rangement aux articles du maître pilote et notamment des pavillons.

 

 

               

 

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